Nous les jeunes de la campagne « APD :Priorité jeunes » :
07/04/2008Nous les jeunes de la campagne « APD :Priorité jeunes » :
Nous déplorons, sur les thématiques de santé touchant à la jeunesse, la quasi-inexistence de consultation des jeunes pendant le processus de programmation.
Nous sommes convaincus de l'importance fondamentale de la participation et de l'engagement des jeunes à tous les niveaux de prise de décisions afin de répondre plus justement aux attentes particulières de la jeunesse.
Nous sommes conscients qu'une meilleure appréciation des recommandations des organisations non gouvernementales travaillant sur les questions de santé sexuelle des jeunes aurait un impact plus important sur la jeunesse.
Malgré de fortes campagnes de sensibilisation, souvent moins de la moitié des populations jeunes utilise des préservatifs dans les pays en voie de développement. Bien que son utilisation se soit plus démocratisée en Asie, certains pays d'Afrique restent sous la barre de 30% de la population masculine utilisant des préservatifs. La France subit aussi une baisse de l'utilisation des préservatifs, ce qui illustre le taux de contamination encore réel en France.
Aujourd'hui, 1,3 million de personnes malades du VIH/sida sont désormais sous traitement dans les pays en développement sur les 6,5 millions qui en auraient besoin. C'est trois fois plus qu'il y a deux ans mais c'est encore loin de l'objectif affiché par l'OMS en 2003 qui visait 3 millions de patients traités pour fin 2005 (initiative 3 by 5). Dans un rapport publié en mars 2006, l'OMS et l'Onu sida insistent sur les progrès réalisés en Afrique sub-saharienne – où la couverture thérapeutique est passée de 2 % en 2003 à 17% en 2005 – mais admettent « ne pas avoir été à la hauteur de leurs ambitions ».
Lors du G8 de Gleneagles et du Sommet du Millénaire, en 2005 et en 2006, du Sommet de l’UNGASS sur le VIH/sida, les dirigeants de la planète se sont de nouveau engagés à atteindre, d’ici 2010, l’objectif d’assurer un accès universel aux moyens de prévention, de soins de traitement et de soutien à toutes les personnes qui en ont besoin. Mais dans les faits, les dépenses publiques par habitant sont en France de 2380 dollars par an alors qu'elles sont de 4 dollars au Burundi par exemple. Et moins de la moitié des enfants de moins de 5 ans est vaccinée dans la plupart des pays d'Afrique.
A l'occasion de la journée mondiale de la santé, les jeunes de la campagne "Aide publique au développement: priorité jeunes!" demandent aux dirigeants de la planète de prendre leurs responsabilités et de tenir enfin leurs engagements