La campagne

Les principaux partis politiques jeunes français, fédérations étudiantes et réseaux associatifs de jeunesse d’Afrique et de France, acteurs de la société civile, tous se sont mobilisés pour, à travers la campagne « Aide publique au développement : priorité jeunes ! », informés les décideurs français de l’urgence de mieux prendre en compte les 1,5 milliard de jeunes que compte la planète.

La France a déclaré son soutien à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement et un des objectifs majeurs que s’est fixé la coopération française est la réduction de la pauvreté. Or, les jeunes dans les pays en développement et particulièrement en Afrique subsaharienne n’ont jamais été aussi nombreux. Les infections sexuellement transmissibles dont le sida et les grossesses précoces sont les deux causes majeures de mortalité et de morbidité dans cette tranche d’âge, hypothèquant largement leur capacité à contribuer au niveau de leur communauté à un monde plus prospère, plus juste et plus stable.

Aucune stratégie de lutte contre la pauvreté ne pourra être efficace sans une meilleure prise en compte des besoins en santé sexuelle et de la procréation des jeunes. Il est crucial que l’aide publique au développement de la France accorde une place et des moyens plus importants à cet enjeu majeur. Le coût de l’inaction serait, en revanche très lourd à porter non seulement pour les sociétés du Sud mais également du Nord. Est-il besoin de rappeler que les violences, les filières d’immigration illégales, le terrorisme se nourrissent du désespoir de la jeunesse ?