Les défis de l’aide française
Depuis le milieu des années 90, l’aide française au développement n’a cessé de croître pour atteindre 0,47% du PNB en 2006. À la Conférence sur le financement de l’aide au développement de Monterrey, en mars 2002, le président de la République s’est engagé à ce que l’aide publique au développement de la France atteigne 0,50 % du revenu national brut (RNB) en 2007, en vue de parvenir à 0,70 % en 2012. Ces engagements se sont effectivement traduits, depuis 2002, par une hausse régulière de l’APD, qui a atteint un peu plus de 0,45% en 2005 représentant un peu plus de 10 milliards de dollars. Cependant, cette hausse est en partie due à des annulations de dettes et il faudra, dans les années à venir une réelle volonté politique pour remplir les engagements pris.
Il est également indispensable que cette aide soit mieux répartie en faveur des besoins prioritaires des populations, comme la santé des jeunes. En effet, la part consacrée à la santé ne représente pour l’instant que 4% de l’APD totale alors que la moyenne des pays de l’OCDE s’élève à 11%. Là aussi, la France semble avoir pris conscience du problème et a exprimé sa volonté de réévaluer sa contribution au secteur de la santé, mais pour l’instant aucune programmation financière pluriannuelle n’a été retenue. Par ailleurs, le manque de prise en compte des besoins spécifiques de la santé sexuelle et de la procréation des jeunes dans les stratégies mise en œuvre est également un enjeu majeur auquel la France doit répondre si elle veut participer pleinement aux Objectifs du Millénaire pour le développement.