Les jeunes et l’éducation

Évolutions et enjeux

L’éducation contribue à préparer les jeunes aux responsabilités de l’âge adulte. Les capacités d’apprendre sont plus développées pendant l’enfance et l’adolescence que durant aucune autre période de la vie. L’éducation implique le développement des capacités tant physiques qu’intellectuelles, l’acquisition des savoirs et la transmission de valeurs, d’attitudes et de croyances.

Les jeunes passent plus de temps à l’école mais des disparités fortes existent

Globalement, les jeunes adolescents dans les pays en développement fréquentent plus l’école et y passent plus de temps qu’auparavant. Des études couvrant 60% de la population des pays en développement montrent que le nombre moyen d’années passées à l’école a augmenté de 6 à 7,4 années pour les garçons entre 20 et 24 ans et de 3,8 à 6 années pour les jeunes filles de la même tranche d’âge au cours des 20 dernières années. De plus, pour les jeunes de 10 à 14 ans, la proportion de ceux qui ne sont jamais allés à l’école est tombée de 21% à 11% pour les garçons et de 39% à 18% pour les filles.
Cependant cette évolution générale positive cache des disparités fortes, par exemple, le taux de scolarisation primaire reste inférieur à 20 % dans 15 pays d’Afrique subsaharienne et évolue peu.


Des taux de scolarisation qui chutent à la fin de l’adolescence notamment pour les filles …

Au sein du monde en développement, environ trois quarts des 10/14 ans vont à l’école. Alors que l’éducation de niveau primaire augmente, l ‘éducation secondaire et universitaire sont loin d’être aussi répandues. Dans les dernières années de l’adolescence, les taux de scolarisation chutent significativement, les écarts entre les garçons et les filles s’amplifient ainsi que les différences régionales. Une analyse statistique de l'UNESCO révèle que 44 pays sur les 150 pays les plus pauvres pour lesquels on dispose de données, enregistrent un taux brut de scolarisation secondaire bien inférieur à 40%. Les élèves qui terminent le cycle représentent probablement un pourcentage encore plus faible dans cette tranche d'âge. Ainsi, dans beaucoup de pays en développement, seule une minorité termine ses études secondaires et dans cette minorité peu sont des filles.


… alors que l’éducation secondaire peut améliorer la santé sexuelle et procréative des jeunes femmes et hommes.

Le fait d’être scolarisé a des effets très positifs sur la santé des jeunes. Les étudiants et les étudiantes qui restent scolarisés jusqu’à l’adolescence incluse ont moins de relations sexuelles que leurs pairs non scolarisés et non mariés. Le niveau d’utilisation des produits et services contraceptifs tend à être plus élevé parmi les jeunes qui sont allés à l’école. En Afrique sub-saharienne, l’usage de contraceptifs parmi les 20/24 ans sexuellement actifs ayant eu une formation secondaire ou universitaire est 4 à 5 fois plus élevé que celui des jeunes du même âge sans éducation.

Eduquer les adolescents à travers des programmes de santé sexuelle et de la procréation

Il est primordial que des cours d’éducation sexuelle fournissant aux jeunes les savoirs et les aptitudes nécessaires pour mieux se protéger contre les IST/VIH/sida et les grossesses non désirées soient intégrés dans les curricula scolaires et ce, dès le primaire. Ainsi les efforts de financement pour l’éducation auront un impact direct sur la santé de la procréation des jeunes hommes et des jeunes femmes.

Cependant, comme nous l’avons déjà vu, de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne connaissent encore de très faibles taux de scolarisation. Dans ces pays, des programmes d’information et de sensibilisation sur la santé sexuelle et procréative pour les jeunes non scolarisés ou déscolarisés sont alors nécessaires et doivent être proposés et développés en dehors de l’école, dans les quartiers et dans le secteur des métiers.

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